Danse Orientale

jasmine Abbad

L’histoire de la danse orientale :

Les origines de la Danse Orientale sont, sans doute, très lointaines. Même si des traces très éloignées existent, il est difficile de faire le lien avec les danses que nous connaissons aujourd’hui.

C’est de l’expression «Raqs al Sharqi» (littéralement «Danse de l’Orient» ou «Danse Orientale») que provient l’expression que nous utilisons actuellement.

C’est au 19ème siècle que des voyageurs occidentaux rapportent des descriptions de danses faites en Egypte. C’est aussi, malheureusement, à cette époque que l’expression «Danse du Ventre» va naître. Cette appellation est considérée comme péjorative et restrictive. Elle trouve toutefois une nouvelle jeunesse dans les pays anglophones puisque la Danse Orientale est appelée «Belly Dance» (Traduisez «Danse du Ventre»).

Au siècle dernier, les danseuses professionnelles appartiennent à deux catégories

Les «Ghawazi» (l’équivalent de nos tsiganes). Elles étaient mal vues des Egyptiens. Elles se produisaient dans les rues ou certains quartiers populaires et pourraient être à l’origine de la mauvaise réputation de la Danse Orientale. De nos jours, ces danses sont reconnues comme des danses folkloriques.
Les «Awalim» (pluriel de «Almée» qui signifie «Savante»). Ces femmes, très respectées, animaient les soirées de milieux favorisés. Elles étaient expertes dans l’art de la poésie, du chant, du jeu musical et bien sûr de la danse.

C’est dans les années 30 qu’une Syro-libanaise, Badia Masabni, va créer un endroit qui s’inspire des cabarets européens : Le Casino Badia.
La Danse Orientale va prendre un tournant important à cette époque. Cantonnée aux espaces réduits des cercles familiaux, les danseuses vont devoir apprivoiser de grandes scènes. Elles vont aussi mêler différentes danses à leurs danses traditionnelles. C’est également à cette époque que les costumes à deux pièces vont faire leurs apparitions.
C’est dans ce casino que le cinéma va trouver celles qui feront exploser la Danse Orientale«Samia Gamal» et «Tahia Carioca».
Depuis, la Danse Orientale n’a cessé d’évoluer tant en technique, qu’en diversité.

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